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✏️ Flat tax : la note augmente pour les revenus du capital

Pierre-Ollivier Morand - Expert-comptable

5 janv. 2026

Dividendes, plus-values, placements financiers : la flat tax n’est plus tout à fait “flat”.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 modifie en profondeur la fiscalité des revenus du capital.


Résultat : une hausse de la CSG, et un taux global d’imposition qui passe de 30 % à 31,4 % pour une grande partie des revenus concernés.


Une évolution technique… aux conséquences très concrètes pour les dirigeants, investisseurs et actionnaires.


Flat tax : un rappel rapide


La flat tax (ou prélèvement forfaitaire unique – PFU), c’est :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu

  • 17,2 % de prélèvements sociaux

Soit 30 % au total, sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières.


Un régime simple, lisible… jusqu’à aujourd’hui.


Ce qui change : +1,4 point de CSG


À compter de 2025–2026, le taux de CSG applicable à la majorité des revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %.


Conséquence immédiate :

  • les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % ;

  • la flat tax grimpe à 31,4 %.


Sont notamment concernés :

  • les dividendes,

  • les plus-values sur titres,

  • les obligations et placements à revenu fixe,

  • les actifs numériques,

  • certains revenus occasionnels non soumis aux cotisations sociales.


Tous les placements ne sont pas logés à la même enseigne


Le législateur a conservé un taux de CSG à 9,2 % pour certains revenus, notamment :

  • les revenus fonciers,

  • les plus-values immobilières,

  • l’assurance-vie,

  • certains produits d’épargne réglementée (PEL, CEL, PEP).


👉 Un signal clair : l’investissement immobilier et l’épargne longue restent protégés, là où les revenus financiers sont davantage mis à contribution.


Pourquoi ce n’est pas anodin pour les dirigeants


Cette hausse peut sembler marginale. Elle ne l’est pas.


Pour les chefs d’entreprise et les holdings patrimoniales, elle impacte directement :

  • la rentabilité nette des dividendes,

  • l’arbitrage rémunération vs dividendes,

  • le choix entre flat tax et barème progressif,

  • la structuration globale du patrimoine.


👉 Ce qui était optimal hier ne l’est pas forcément demain.


Flat tax : toujours une bonne idée ?


La réponse est simple : ça dépend.


La flat tax reste pertinente dans de nombreuses situations, mais elle n’est plus un réflexe automatique.Chaque décision doit désormais être replacée dans une réflexion plus large : revenus globaux, horizon d’investissement, objectifs patrimoniaux.



Chez Pierre-Ollivier Morand, nous accompagnons dirigeants et investisseurs dans :

  • l’optimisation de la fiscalité des revenus du capital,

  • la structuration des holdings,

  • les arbitrages rémunération / dividendes,

  • la gestion patrimoniale de long terme.


📌 La fiscalité ne se subit pas : elle se pilote.


Échangeons sur votre situation.

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